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Le meilleur régime à la périménopause

  • il y a 1 jour
  • 8 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 17 heures

Pourquoi cette phrase est mal formulée… et que faut-il vraiment comprendre après 40 ans avant de te lancer dans ton prochain régime.



Il arrive un moment où l’on a le sentiment de faire tout “comme il faut”. On cuisine davantage, on diminue le sucre, on choisit des produits plus bruts, parfois on teste le jeûne intermittent ou un régime pauvre en glucides. Pourtant, malgré ces efforts, le corps ne répond plus comme avant. Le poids évolue toujours et encore, l’énergie devient plus fluctuante, le ventre semble plus sensible et la récupération plus lente.


C’est souvent à ce moment-là que surgit la question : quel peut être le meilleur régime à la ménopause ? Cette question suggère qu’il existerait une méthode, un modèle alimentaire optimal capable de “corriger” ce qui change. et il serait facile de se dire qu'il en existe un réellement.

Mais à partir de la périménopause, ce n’est pas seulement l’alimentation qui évolue, vous le savez, on en parle régulièrement sur Instagram ou sur Youtube, c’est le terrain biologique sur lequel elle agit.



Pourquoi cette question du régime optimal est-elle si importante ?

La périménopause s’accompagne de modifications hormonales progressives, notamment une baisse des œstrogènes, qui influencent la répartition des graisses et la sensibilité à l’insuline. Ça veut tout simplement dire que nous allons toutes en fonction de notre génétique, de notre mode de vie y passer.


En parallèle, la masse musculaire diminue si elle n’est pas entretenue, l’inflammation de bas grade tend à apparaître voir augmenter et la récupération devient moins rapide qu’auparavant.


Ces transformations ne sont pas des anomalies ; elles sont physiologiques. Cependant, elles modifient profondément la manière dont le corps gère les glucides, les lipides, la restriction calorique ou le jeûne. Une stratégie alimentaire qui fonctionnait parfaitement à 30 ans peut devenir inadaptée vingt ans plus tard.

Chercher “le bon régime” sans intégrer ces paramètres revient souvent à appliquer un protocole conçu pour un autre métabolisme. Ce décalage explique en grande partie la frustration ressentie par de nombreuses femmes.



Les régimes les plus cités : que disent réellement les données ?

Parmi les modèles alimentaires les plus étudiés, le régime méditerranéen bénéficie d’un niveau élevé en matière de prévention cardiovasculaire et de réduction de l’inflammation. Il est riche en légumes, légumineuses, poissons, huile d’olive et céréales complètes, il offre une bonne couverture des besoins au quotidien.


Cependant, comme la périménopause offre des "superpouvoirs", celui de l'augmentation de ta glycémie à jeun peut apparaître rapidement en allant tout droit sur l'autoroute de la résistance à l'insuline et du stockage abdominal. Ce modèle nécessite alors des ajustements.


Le régime méditerranéen traditionnel inclut une part significative de céréales complètes, de pain et parfois de fruits en quantité importante. Or, à la périménopause, la tolérance aux glucides peut devenir plus variable. Dans ce contexte, plusieurs adaptations simples peuvent améliorer son efficacité métabolique.

Il peut être pertinent de réduire la portion de céréales au profit des légumes, afin d’augmenter la charge en fibres. Ces fibres seront très utiles pour limiter les pics glycémiques pendant chaque repas.


La répartition des glucides dans la journée devient également stratégique : les consommer davantage autour des périodes d’activité physique améliore leur utilisation par les muscles et limite leur stockage.


L’augmentation de l’apport protéique est un autre levier souvent sous-estimé. Le régime méditerranéen n’est pas toujours suffisamment riche en protéines pour compenser la perte musculaire liée à l’âge. Ajouter une source protéique plus conséquente au petit-déjeuner et au déjeuner peut contribuer à stabiliser la glycémie et à préserver la masse maigre.


Enfin, il peut être utile de surveiller la qualité et la quantité des fruits secs, du pain complet et des produits céréaliers, même s’ils sont considérés comme “sains”. Leur impact va dépendre du terrain de chacune d'entre vous.

Ainsi ajusté, le régime méditerranéen conserve ses bénéfices anti-inflammatoires tout en devenant plus adapté aux spécificités métaboliques de la périménopause.


Ce qu'il faut retenir :

  • Le régime méditerranéen reste une base solide et protectrice après 40 ans.

  • À la périménopause, il doit être ajusté plutôt que suivi mécaniquement.

  • La tolérance aux glucides peut diminuer, notamment en cas de glycémie à jeun élevée ou de stockage abdominal.

  • Réduire légèrement les portions de céréales au profit des légumes permet d’augmenter les fibres et de limiter les pics glycémiques.

  • Répartir les glucides autour de l’activité physique améliore leur utilisation par les muscles.

  • Augmenter l’apport protéique aide à préserver la masse musculaire et à stabiliser la glycémie.

  • Même les aliments “sains” doivent être adaptés au terrain métabolique individuel.



Les régimes modérés en glucides, souvent qualifiés de « low carb », peuvent présenter un intérêt particulier à la périménopause, notamment lorsque la sensibilité à l’insuline diminue ou que le stockage abdominal devient plus marqué.


Il est logique de penser qu'en réduisant la quantité de glucides, les pics de glycémie seront limités tout comme les sécrétions répétées d’insuline, ce qui peut améliorer la stabilité énergétique et réduire progressivement le tour de taille.


Cependant, c'est la mise en pratique qui fait toute la différence au quotidien. Je t'explique ...

Beaucoup de femmes diminuent fortement les glucides en oubliant une chose importante... il faut augmenter suffisamment les protéines et ajuster la qualité des lipides.

À partir de 40 ans, la préservation de la masse musculaire devient un enjeu central.


Pour rappel, une réduction trop importante des apports énergétiques, combinée à un déficit protéique, peut accélérer la perte musculaire, ralentir le métabolisme et majorer la fatigue.

Un autre échec fréquent consiste à remplacer les glucides par une quantité excessive de graisses sans tenir compte de leur qualité. Un apport élevé en graisses saturées comme la viande rouge ou blanche, les oeufs par exemple peut aggraver le profil lipidique chez certaines femmes déjà à risque cardiovasculaire


Enfin, chez les femmes très stressées, en dette de sommeil ou déjà en restriction chronique, une approche trop stricte peut augmenter le cortisol et paradoxalement freiner la perte de poids. Tu ne t'y attendais pas à celle-là ?


Dans une version adaptée, le low carb à la ménopause ne signifie pas supprimer les glucides, mais les choisir avec précision, en quantité modérée, et en cohérence avec le niveau d’activité physique.


Ce qu'il faut retenir :

  • Réduire les glucides peut améliorer la sensibilité à l’insuline et limiter le stockage abdominal.

  • La priorité reste de maintenir un apport protéique suffisant pour préserver la masse musculaire.

  • Une restriction trop sévère peut ralentir le métabolisme et accentuer la fatigue.

  • La qualité des lipides est déterminante : privilégier les graisses insaturées plutôt qu’augmenter les graisses saturées.

  • Le low carb efficace à la périménopause est modéré, structuré et individualisé, jamais extrême.



Le jeûne intermittent a suscité beaucoup d’intérêt ces dernières années, notamment pour ses effets sur la régulation glycémique, la sensibilité à l’insuline et la perte de poids à court terme. Génial tu me diras mais .... il y a des choses à comprendre.


En réduisant la fenêtre des prises alimentaires, cette limitation d'apport calorique spontané permettrait d'améliorer certains marqueurs métaboliques chez des personnes en surpoids.


À la périménopause, ce jeûne intermittent peut être intéressant dans des contextes bien précis, notamment chez des femmes présentant une glycémie élevée ou une tendance au grignotage tardif.


En jeûne intermittent, raccourcir la plage horaire des repas peut aider à structurer les prises alimentaires et à réduire les pics glycémiques répétés dû au grignotage.

Cependant, son efficacité dépend fortement du terrain physiologique.

Chez les femmes déjà fatiguées, en surcharge mentale, en dette de sommeil ou en restriction chronique depuis des années, prolonger les périodes sans apport alimentaire peut augmenter la production de cortisol. Je te rappelle qu'un cortisol élevé favorise le stockage abdominal, perturbe la glycémie et accentue la dégradation musculaire.


Un autre point à souligner concerne l’apport en protéines. Si les repas deviennent moins nombreux mais ne sont pas suffisamment riches en protéines, le risque tourne autour de la perte musculaire qui peut s'accélérer. À partir de 40 ans, ce risque n’est pas anodin : la masse musculaire joue un rôle clé dans la stabilité métabolique et la régulation du glucose.


Enfin, certaines femmes ont rapporté que le jeûne intermittent perturbe leur sommeil ou accentue une certaine irritabilité. Ces signes montrent que l’organisme perçoit la restriction comme un stress supplémentaire, c'est à ne pas négliger.

Dans sa version ajustée, le jeûne intermittent ne devrait jamais être un outil de compensation ou de restriction excessive. Il doit être flexible, progressif et compatible avec le niveau d’énergie réel.


Ce qu'il faut retenir :

  • Le jeûne intermittent peut améliorer la régulation glycémique chez certaines femmes.

  • Il peut être utile pour structurer les prises alimentaires et limiter le grignotage tardif.

  • Chez les femmes fatiguées ou stressées, il peut augmenter le cortisol et freiner les progrès.

  • Un apport protéique suffisant reste indispensable pour préserver la masse musculaire.

  • À la périménopause, le jeûne doit être souple et individualisé, jamais rigide ni compensatoire.



Alors, quel est le meilleur régime ?

La réponse est moins spectaculaire que l’on pourrait l’espérer. Il n’existe pas un régime universellement supérieur à la ménopause. Ce qui devient déterminant n’est pas le nom du modèle alimentaire, mais son adéquation avec notre terrain, notre corps au moment T.


À ce stade de la vie de la périménopause ou de la ménopause, l’objectif se déplace.

Il ne s’agit plus de restreindre au maximum pour obtenir un résultat rapide. Il s’agit de soutenir la stabilité métabolique sur le long terme, de réduire l’inflammation de bas grade et de préserver la masse musculaire.

Autrement dit, le “meilleur régime” devient une stratégie anti-inflammatoire personnalisée plutôt qu’un cadre rigide listé sur du papier glacé.



En quoi consiste réellement une alimentation adaptée après 40 ans ?

Une alimentation pertinente à la ménopause vise d’abord à protéger le métabolisme.

Elle cherche à maintenir la masse musculaire et répartir dans la journée les apports nécessaires à l'équilibre du corps à la périm´rnoapuse et ménopause. Il faut apprendre à gérer, réguler sa glycémie non pas en stoppant les sucres (de nombreux organes dont votre cerveau en ont besoin) mais stabiliser sa glycémie grâceaux apports de fibres adéquates. Enfin apprendre à moduler l’inflammation en cours par des lipides de qualité, notamment riches en oméga-3.

Ce type d'alimentation privilégie bien entendu des aliments peu transformés, une réflexion autour des micronutriments et des besoins nutritionnel et du niveau de stress de chaque personne au moment T.


La priorité n’est plus la restriction systématique, c'est la protection métabolique.

Voir clair pour ajuster

Si la question du “meilleur régime” revient régulièrement à chaque printemps. Cette question promet une solution simple à une situation réellement complexe.


Pourtant, la périménopause invite à un changement de perspective. Plutôt que de chercher le modèle parfait, il devient plus pertinent d’observer comment le corps réagit, comment l’énergie évolue, comment la récupération s’organise.


L’alimentation la plus adaptée sera celle que le corps peut maintenir sans stress excessif, sans inflammation persistante et sans perte musculaire progressive.


La vraie question n’est donc peut-être pas : “Quel régime dois-je suivre ?

Mais plutôt : “Mon alimentation actuelle soutient-elle réellement mon énergie et ma stabilité ?


C’est à partir de cette lucidité que les choix deviennent cohérents, durables et protecteurs.





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