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Ce qui bloque après 40 ans ? On veut aller mieux trop vite

  • Photo du rédacteur: Sophie Carrera
    Sophie Carrera
  • il y a 5 jours
  • 4 min de lecture

Optimisation permanente, faux progrès et fatigue décisionnelle après 40 ans.



Après 40 ans, aller mieux trop vite peut devenir un problème. Non pas parce que le corps est fragile, mais parce qu’il est saturé.


Saturé de changements, de décisions, de corrections permanentes. Il est saturé d’ajustements censés améliorer la situation, mais qui finissent par créer une tension continue et finalement un blocage.


Ce texte ne cherche pas à motiver.Il ne cherche pas non plus à proposer une méthode de plus.

Il cherche à comprendre pourquoi, parfois, vouloir aller mieux empêche le corps de s’apaiser.



Pourquoi ce blocage apparaît-il si souvent après 40 ans ?

Le corps ne change pas seulement sur le plan hormonal, si tu lis mes articles, tu le sais déjà depuis un moment. Il change de logique, de rythme tout simplement.


Après 40 ans, il devient plus sensible à la charge globale : rythme, sollicitations, décisions, incohérences accumulées. Ce qui pouvait être compensé auparavant ne l’est plus aussi facilement.

Or, notre manière actuelle de “prendre soin de soi” repose encore largement sur une idée implicite qui est la suivante : agir davantage, ajuster plus finement, optimiser en continu.


Cette logique du toujours plus créé un paradoxe : plus on cherche à améliorer son état, plus le corps semble résister.


Non pas parce qu’il refuse le mieux-être, mais parce qu’il ne peut plus suivre une dynamique de correction permanente.

Le souci c'est notre volonté ou c'est le corps qui se rebelle ? C'est souvent cette question que l'on se pose.



L’optimisation permanente : quand le soin devient une pression

Le problème n’est pas la qualité des gestes. C’est leur accumulation sans intégration.

À force d’ajuster en permanence, le corps n’a plus d’espace pour s’adapter. Il est sollicité pour changer, jamais autorisé à se stabiliser.

Les routines s’empilent. Les ajustements se multiplient souvent sur le court, moyen terme. Chaque symptôme appelle une nouvelle action individuelle.


Ce n’est pas le soin qui fatigue.C’est l’absence de continuité mais que cela...il y a un autre problème que l'on découvrira juste après ce point.



Les faux progrès : quand changer donne l’illusion d’avancer

Changer donne l’impression d’agir n'est-ce pas ? Et agir donne l’impression d’avancer, on est d'accord là dessus. Mais je voudrai que tu te souvienne de ce qui suit: le mouvement n’est pas la transformation.


Modifier sans cesse ses habitudes crée une "illusion de contrôle", pas une régulation.Le corps, lui, ne s’apaise pas dans la nouveauté permanente. Il a besoin de répétitions cohérentes, de temps plus ou moins long et surtout d’un cadre stable dans lequel il peut s’ajuster. Sans cela, les changements s’enchaînent, mais rien ne s’intègre vraiment.

Donc tu l'auras compris, le second élément essentiel au mouvement et à la transformation, c'est la cohérence du "projet" pour ton corps.

On va monter d'un cran maintenant car il y a un paramètre non négligeable à prendre en compte.



La fatigue décisionnelle : l’épuisement invisible

Cette fatigue ne vient pas seulement de ce que l’on fait. Elle vient de tout ce qu’il "faut" décider pour aller mieux.

Quoi manger ? Quoi éviter ? Quoi ajouter à son alimentation, son quotidien? Quoi arrêter définitivement ? avec le doute sur d'autres éléments de continuer ou de changer....


Chaque décision sollicite le système nerveux. Déjà je rappelle que selon la Science, nous prenons en moyenne 35.000 décisions au quotidien, ce qui est largement suffisant non?

Chaque hésitation ajoute une micro-tension à tout cela...


Cette fatigue-là que j'ai nommé dans l'épisode #9 de mon podcast est rarement reconnue. Je l'ai appelé la surcharge invisible, c'est un niveau plus grand de la charge mentale qui est une partie associée à la vigilance permanente. l’adaptation constante et le fait de ne jamais vraiment décrocher, même quand on ne fait “rien”.


Pourtant, cela épuise profondément. Le corps n’est pas seulement fatigué d’agir. Il est fatigué de devoir s’adapter en permanence, sans jamais pouvoir se poser.



Pourquoi le corps bloque quand on va trop vite

Quand le corps résiste, il ne s’oppose pas au mieux-être. Il résiste à l’incohérence, au manque de vision d'un projet global et à cette surcharge invisible.


Clairement il y a trop de leviers activés en même temps, trop de changements sans stabilisation et surtout pas assez de continuité pour créer un sentiment de sécurité à ce corps littéralement en perte de ses propres repères.


Dans ce contexte, le blocage n’est pas une panne. C’est un signal, un signal que le corps aimerait qu'on lui foute la paix de temps en temps et qu'il puisse reprendre le contrôle.


Ce signal est clair, le corps ne peut plus fonctionner dans une logique d’urgence, d’optimisation et de correction constante.



Ce que “ralentir” veut réellement dire

Alors tu risques de penser, là tout de suite "Ok je lâche tout...mes compléments, mon alimentation, mon activité à la salle....et je ralentis:"


Ralentir, ici, signifie réduire le nombre d’actions, pas leur qualité. Si tu avais mis en route une alimentation sans gluten, ou un jeûne ou je ne sais quoi encore et que cela te convient, ne lâche pas...fixe-toi un temps plus ou moins long pour apprécier les résultats.

Créé de la continuité plutôt que de la nouveauté. Laisse au corps le temps d’intégrer ce qui est déjà en place.


Ce que je peux te conseiller...c'est du bon sens...Faire moins, mais plus juste. Observe davantage les conséquences. Interviens moins souvent en ajoutant ou retirant des éléments qui pourraient parasiter tes observations.



Conclusion

Quand le corps résiste, ce n’est pas toujours parce qu’il manque quelque chose. C’est parfois parce qu’il y a trop...trop d’actions dans un temps trop restreint ou trop d’ajustements.


Le corps ne bloque pas contre le mieux-être. Il bloque notre propre incohérence, désolée de te dire cela. Voir cela clairement ne résout pas tout, je te l'accorde.

Mais cela pourrait changer profondément la direction que tu décideras de prendre demain pour ta santé.



Pour aller plus loin :

 
 
 

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