Endométriose, adénomyose et périménopause : quand les douleurs s’invitent dans la transition
- 13 déc. 2025
- 4 min de lecture
On t’a peut-être dit que tout allait s’arranger avec l’âge. Et pourtant, ce n’est pas ce que tu vis.

À 43, 45 ou 47 ans, certaines femmes ressentent que quelque chose a changé dans leur corps. Les douleurs se modifient, les règles deviennent plus imprévisibles, la fatigue s’installe plus profondément. Et quand on vit avec une endométriose ou une adénomyose, ces changements peuvent faire peur.
On ne comprend plus vraiment si les symptômes viennent des troubles gynécologiques déjà connus ou s’ils annoncent une nouvelle phase hormonale. Et surtout, on se sent souvent seule face à des propositions médicales limitées : hormones ou ablation.
Ce flou, je l’entends souvent. Il vient d’un manque d’informations spécifiques pour les femmes qui, en plus de traverser la périménopause, vivent avec une pathologie chronique et inflammatoire comme l’endométriose ou l’adénomyose.
Pourtant, comprendre les liens entre ces trois éléments peut réellement changer l’expérience du quotidien à la périménopause. Et ouvrir des pistes de soulagement plus respectueuses du corps.
Dans cet article, je t’explique pourquoi la périménopause peut réactiver les symptômes, comment identifier ce qui se joue vraiment dans ton corps, quelles sont les erreurs fréquentes dans la prise en charge actuelle, et surtout quelles sont les options naturelles ou médicales existantes à ma connaissance pour ne pas subir cette étape.
Ce sujet important à prendre en considération le plus tôt possible
Les douleurs gynécologiques ne devraient jamais être banalisées, encore moins à la quarantaine. Pourtant, beaucoup de femmes reçoivent encore des réponses simplistes lorsqu’elles expliquent que leurs douleurs se transforment ou s’intensifient. On leur dit que ce sera bientôt fini, que la ménopause viendra tout arranger. Ou au contraire, qu’elles doivent maintenant envisager des solutions définitives.
Ces réponses posent problème. D’abord, parce qu’elles négligent la réalité biologique : la périménopause n’est pas une baisse hormonale progressive et douce.
C’est une période marquée par d’importantes fluctuations, avec parfois des pics d’œstrogènes très élevés. Ces pics sont précisément ce qui peut relancer les douleurs chez les femmes atteintes d’endométriose ou d’adénomyose.
Ensuite, parce que ces réponses ignorent les effets psychologiques d’une transition hormonale déjà difficile à vivre, quand elle s’accompagne en plus de douleurs, de fatigue chronique ou d’un sentiment d’impuissance.
Ne pas en parler, c’est prendre le risque de laisser des femmes seules, désorientées, avec le sentiment qu’elles exagèrent ou qu’elles n’ont pas le choix.
En parler, c’est leur permettre de mieux comprendre ce qui se joue dans leur corps, de poser des questions différentes à leur soignant, et parfois de prendre un virage important dans leur suivi.
En quoi consiste cette approche ?
Dans les lignes qui suivent, je te propose une lecture plus complète, plus nuancée, de l’interaction entre trois réalités souvent vécues de manière isolée : une pathologie gynécologique inflammatoire, une transition hormonale majeure, et un accompagnement médical qui se limite encore trop souvent aux traitements hormonaux ou à la chirurgie.
Commençons par comprendre ce qu’il se passe dans le corps. L’endométriose et l’adénomyose sont toutes les deux dépendantes des œstrogènes. Cela signifie que tant que les œstrogènes circulent en quantité suffisante, le tissu endométrial qu’il soit à l’extérieur ou à l’intérieur de l’utérus est stimulé.
À la périménopause, les taux hormonaux ne baissent pas de manière linéaire. Ils fluctuent. Certains cycles seront pauvres en progestérone, d’autres seront marqués par une surproduction d’œstrogènes.
Ce déséquilibre, encore peu reconnu, est l’un des moteurs des symptômes qui s’aggravent ou changent à cette période de la vie. Et pour une femme atteinte d’endométriose ou d’adénomyose, cela signifie potentiellement une intensification des douleurs, une majoration des saignements ou une accentuation de la fatigue.
Ce qui est souvent mal compris, c’est que cette phase n’est pas une aggravation définitive. C’est une phase transitoire.
À la ménopause, quand les taux d’œstrogènes chutent réellement et durablement, on constate dans la majorité des cas une régression spontanée des lésions actives. Mais cette transition, qui peut durer de deux à dix ans, mérite d’être accompagnée.
Elle ne se résume pas à une pilule ou à une opération. Les solutions médicales les plus fréquemment proposées comme le traitement hormonal de blocage ou l'hystérectomie ont leur place dans certains parcours.
Mais elles pourraient ne pas être les seules options possibles.
De nombreuses femmes souhaitent explorer d’autres pistes : nutrition, soutien du foie, gestion de la douleur, approches intégratives.
Ces pistes ne prétendent pas guérir l’endométriose ou l’adénomyose, mais elles peuvent permettre de traverser la périménopause avec moins de douleurs, moins de fatigue, et davantage de clarté sur ce que l’on ressent.
Ce qu’on ne t’a peut-être jamais dit, c’est qu’il existe des consultations spécifiques pour femmes en périménopause ayant un terrain gynécologique complexe. Des consultations en centre de la douleur, des spécialistes en gynécologie fonctionnelle, des thérapeutes formés en accompagnement hormonal naturel ou en phytothérapie intégrative. Et qu’il est parfois utile de demander un second avis, surtout si les seules options proposées sont radicales et non personnalisées.
Tu te sens concernée ?
Si tes douleurs s’intensifient alors que tu pensais enfin être tranquille après 45 ans, si tu as reçu des réponses rapides alors que tu aurais eu besoin d’écoute, sache que tu n’es pas seule.
De nombreuses femmes vivent ce croisement entre endométriose, périménopause et sentiment d’abandon médical.
Et c’est précisément pour cela que ce sujet mérite d’être abordé autrement.
Le premier pas que tu peux faire est de noter dans un carnet ce qui change réellement dans ton corps. Pas seulement les douleurs, mais aussi ton humeur, ton sommeil, ton énergie, tes cycles.
Ensuite, pose-toi la question suivante : est-ce que ce que l’on me propose aujourd’hui correspond à ce que je ressens, à ce que je veux, à ce que je vis vraiment ? Si la réponse est non, tu as le droit de chercher autre chose. D’autres regards, d’autres approches, d’autres professionnels.
La solitude dans ce parcours n’est pas une fatalité. Il existe des ressources. Et surtout, il existe une façon de traverser cette étape avec lucidité, respect et confiance dans les capacités de ton corps à s’adapter.
Si tu souhaites en parler, ou apporter des informations complémentaires à cet article, tu peux me contacter menopause.and.co@gmail.com
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