top of page

Pourquoi cherchons-nous toujours à faire taire les symptômes ?

10 août
2 min de lecture

Il existe une étrange contradiction. Nous passons une grande partie de notre vie à habiter notre corps et, pourtant, nous le connaissons souvent très mal. À la moindre douleur, nous cherchons à la soulager. Lorsqu'une fatigue apparaît, nous cherchons à retrouver de l'énergie. Si notre sommeil se dérègle, nous voulons dormir à nouveau. Cette réaction est parfaitement compréhensible. Personne n'a envie de vivre avec un symptôme.

Mais, à force de vouloir retrouver la situation d'avant, nous oublions parfois de nous demander pourquoi elle a changé.


Un symptôme est rarement agréable, en revanche, il est presque toujours informatif.

La fièvre n'est pas une maladie. C'est une réponse de l'organisme. La douleur après une entorse n'est pas une erreur de notre corps. C'est un mécanisme de protection. Personne ne reproche à son cœur d'accélérer lorsqu'il court ou à sa peau de transpirer lorsqu'il fait chaud. Nous acceptons facilement que ces réactions aient une logique.


Pourquoi ce raisonnement disparaît-il dès que les symptômes deviennent plus complexes ?


Lorsque la fatigue dure, lorsque les nuits se fragmentent ou que le poids évolue, nous parlons volontiers d'un corps qui "déraille". Pourtant, la physiologie raconte une histoire différente. Le corps ne décide pas un matin de fonctionner moins bien.

Il s'adapte en permanence à son environnement, à ses ressources, à son âge, à son niveau de stress, à ses hormones, à son sommeil, à son alimentation. Il cherche un équilibre, même lorsque cet équilibre produit des symptômes que nous préférerions ne jamais ressentir.

Cela ne signifie pas que tout est normal, ni qu'il faudrait tout accepter. Un symptôme mérite parfois d'être exploré rapidement, parfois d'être traité, toujours d'être pris au sérieux. Mais le prendre au sérieux ne consiste pas seulement à vouloir le faire disparaître. C'est aussi chercher à comprendre ce qu'il révèle. Peut-être est-ce là notre plus grand changement de regard.


Ne plus considérer le symptôme comme un adversaire à combattre, mais comme un phénomène biologique qui a une raison d'exister. Cette raison n'est pas toujours évidente. Elle n'est pas toujours unique. Elle demande parfois des examens, parfois du temps, parfois plusieurs hypothèses. Mais elle mérite d'être cherchée.


Comprendre avant d'agir ne ralentit pas la prise en charge, au contraire, cela lui donne une direction.

Le corps ne parle pas pour nous inquiéter. Il parle parce que c'est sa seule manière de maintenir l'équilibre.

La vraie question n'est donc peut-être pas : « Comment faire taire ce symptôme ? »

La vraie question est plutôt : « Pourquoi mon corps a-t-il eu besoin de l'exprimer ? »


C'est souvent à partir de cette question que commence une autre façon de regarder sa santé.


Je suis curieuse de découvrir quel symptôme tu caches depuis un moment sans essayer de découvrir son origine ?



Pour aller plus loin :


Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page